RDC-CEEAC : Une délégation de plusieurs Ministres participe aux travaux de Libreville

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La 9ème Session extraordinaire du Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) se tient actuellement à Libreville au Gabon.  Du 16 au 18 décembre 2019, cette session est essentiellement consacrée à la Réforme institutionnelle de cette organisation régionale, décidée lors de la 16ème Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement tenue à Ndjamena au Tchad en mai 2015.

L’accent sera mis sur l’adaptation et l’harmonisation de la structure institutionnelle et ses mécanismes de fonctionnement par rapport à ceux de l’organisation continentale, telle que l’Union Africaine (UA). Un Comité de Pilotage de la Réforme Institutionnelle (COPIL-RI) a été mis en place en 2017 afin de produire des documents de base, qui ont été soumis et adoptés par les Ministres membres du Comité de Pilotage, à l’ouverture de cette session.

La Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères, Marie Tumba Nzeza, conduit la délégation gouvernementale de la RDC. Cette équipe est composée du Ministre de la Défense Nationale, Aimé Ngoy Mukena; celui des Finances, José Sele Yalaghuli; le Ministre de la Coopération Internationale et Intégration Régionale, Guillaume Manjolo Buakila.

Une fois, les projets des textes proposés par le Comité de pilotage adopté par le Conseil des Ministres, ils seront ensuite soumis à la signature des Chefs d’Etat, lors de la Session extraordinaire du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement.

La position de la RDC, sur cette mutation de la CEEAC, tient donc compte des enjeux de ce Sommet de Libreville. Car, en dehors des enjeux économiques nécessitant la modernisation des capacités institutionnelles, il y a aussi des défis de l’heure en matière de sécurité et de stabilité du pays. Sur le plan géopolitique, il s’agit donc pour la RDC de reprendre sa place de leader naturel dans la sous-région d’Afrique Centrale.

C’est dans ce contexte que la réforme institutionnelle de la CEEAC intéresse au plus haut niveau la RDC, qui entend afficher ses ambitions pour occuper des postes clés de direction dans la nouvelle configuration organisationnelle, qui sera mis en place. La RDC dispose, pour ce faire, d’un noyau important des Congolais qualifiés et compétents qui œuvrent au sein de la CEEAC et qui pourraient être mieux positionnés pour mieux défendre ses intérêts.

Favre

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