RDC-Affaire passeport : le CNPAV regrette que le Gouvernement continue à entretenir l’opacité dans le choix du fournisseur

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Quatre mois après avoir mis à terme le contrat de la société belge Semlex, concernant la production des passeports en RDC, le Congo n’est pas à vendre (CNPAV) s’inquiète de plus de l’opacité qui entoure le dossier.

Dans un point de presse organisé mercredi 11 novembre à Kinshasa, le collectif d’ONG s’inquiète du silence des autorités face à leurs nombreuses recommandations.

“Le CNPAV a initié avec certains élus l’interpellation du ministre des affaires étrangères, mais tout a été bloqué au niveau du Parlement. Le CNPAV demande au Gouvernement congolais d’être cohérent entre le discours qu’il porte sur la lutte sur la corruption et sur la bonne gouvernance. Les actes qu’il pose en renouvelant le contrat Semlex qui est parmi les accords frauduleux n’est pas un bon signe”, a Indiqué Fred Bauma, membre du mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA).

Selon les organisations membres de CNPAV, la RDC est le seul pays au monde à avoir vendu un passeport à un prix élevé, soit 285 dollars. Alors que ce document devrait coûter entre 21 ou 50 dollars américains, comme cela se passe dans le pays limitrophe de la RDC.

“Que le Gouvernement congolais mette fin au contrat lié à Semlex et ouvre les enquêtes contre ce fournisseur. Les responsables congolais, qui sont  impliqués dans ce processus, doivent être sanctionnés. Semlex s’était engagé à un certains nombres de choses notamment investir 220 millions de dollars que le Gouvernement devrait rembourser par les revenus de passeport. A ce stade, on n’est pas sûr que Semlex ait investi même 10% de ce montant-là et que la justice congolaise puisse se saisir de ce dossier”, a poursuivi Fred Bauma.  

Compte tenu de ces réalités, le coordonnateur de réseau panafricain de lutte contre la corruption Jimmy Kande alerte “qu’ aujourd’hui malgré les différentes dénonciations de la campagne de Congo n’est pas à vendre, on se rend compte qu’on est toujours  en face des autorités qui veulent continuer agir à opacité”.

Olivier Masini 

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