RDC-Bukanga Lonzo: Matata Ponyo remet en cause le rapport d’audit de l’Igf, le qualifiant de politique

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Photo: le Premier Ministre honoraire Matata Ponyo

Dans un point de presse organisé ce vendredi 12 février à Kinshasa, le Premier Ministre honoraire Matata Ponyo a soulevé les insuffisances du rapport d’audit de l’Inspection générale des Finances (Igf), sur le projet du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo. Un rapport qu’il qualifie de politique. 

Abordant le choix du gestionnaire du projet, Matata ponyo affirme que “pour de raison d’efficacité et de bonne gouvernance, le gouvernement avait confié la gestion technique et financière du projet à Africom. Ce, conformément aux prescrits du contrat dûment signé entre d’une part le gouvernement représenté par le ministre de l’agriculture, des finances, de l’industrie du portefeuille et d’autre part la firme Africom en février 2014. Puis à la convention d’actionnaires en mars 2015”.

Alors que l’IGF affirmait dans son rapport  qu’il n’y a pas eu d’études pour préparer ce projet, Matata Ponyo affirme qu’il y a eu 7 études préparatoires, notamment celle des sols, financière…

Un rapport politique pour nuire ?

Le rapport produit par l’IGF a aussi fait état d’un compte bancaire fictif créé en Afrique du Sud. 

«Le domaine des finances publiques est le plus traçable. Que l’IGF nous dise qui a ouvert ce compte et dans quelle banque? Il est aussi facile de connaître les mouvements du compte et voir même le numéro de compte que l’IGF n’a pas communiqué, et qui sont les bénéficiaires», s’étonne Matata Ponyo.

Et d’ajouter,  «l’interpole est ici à Kinshasa, l’IGF peut se confier à elle pour obtenir toutes ces données ».

Concernant la surfacturation, « Africom » est la seule responsable, a-t-il renchérit. Une conclusion similaire à l’audit de 2017, mené par la firme Ernest Young.

Du début à la fin, l’ancien premier ministre a balayé toute sa responsabilité dans la débâcle de Bukanga Lonzo. « Sur base de quels matériels l’IGF se permet de qualifier le bureau du Premier Ministre du centre de gestion du projet? Les paiements n’étaient pas ordonnés à partir de Primature. Le Premier Ministre ne signait pas de lettres pour ordonner ou exiger des paiements. Sauf pour quelques cas”, a-t-il conclu.

Tsieleka

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