RDC-la Présidence à propos du discours de la CENCO: (…)“tout ça est digne d’un activisme insurrectionnel”

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La Présidence de la République n’a pas digéré la sortie médiatique du premier mars des évêques catholiques, le appelant la nécessité d’organiser les élections en 2023 au terme du quinquennat de Félix Tshisekedi. Comme aussi de trouver des solutions urgentes aux problèmes sociaux.

“En relançant le débat sur la tenue des prochaines élections constitutionnellement fixées en 2023, il y a lieu de s’interroger sur la raison de leur scepticisme dans la mesure où le moindre soupçon de glissement du mandat n’a jamais effleuré l’esprit de celui à qui les Congolais ont confié leur destinée par la voie des urnes en décembre 2018”, a répliqué la présidence dans un communiqué rendu public par son service de communication. 

Et d’ajouter, “des discours aux senteurs politiques, des accointances avec des officines obscures; tout ça est digne d’un activisme insurrectionnel et, cerise sur le gâteau, atteste des attitudes partisanes, contraires à leur statut social”

La Présidence rappelle à la Cenco que son rôle est celui de s’occuper des fidèles et non de s’immiscer aux affaires politiques.

“La question de l’organisation des élections est du domaine exclusif de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). L’immixtion de la Cenco dans ce qui ne relève pas de sa compétence est simplement ahurissante, voire provocante pour des pères spirituels mués, pour le besoin de la cause, en politiques engagés au détriment de leurs brebis livrés à eux-mêmes”, poursuit le communiqué de la présidence.

Malgré l’alternance politique intervenue en 2019, ce discours démontre que la CENCO est restée fidèle à ses positions. Le pouvoir en répliquant face à la puissante église cathoque pourrait se tirer une balle au pied. Cela étant, l’Eglise catholique a toujours influencé les décisions politiques et le changement démocratique dans le pays.

Valéry Bakutweni

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