RDC : la situation des détenus de la prison centrale de Makala évoquée dans une réunion présidée par Sylvestre Ilunga

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La situation des détenus de la prison centrale de Makala a été au centre de la réunion de lundi 20 janvier 2020, présidée par le Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Cette séance de travail a connu la participation du Vice-Premier Ministre, ministre de la justice et de garde des Sceaux, de son collègue du Budget, du vice-ministre des Finances, du Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, à laquelle ont été associés les experts du ministère de la justice, pour prendre des dispositions idoines à ce problème.

Au cours de cette séance de travail, ils ont débattu de la situation des détenus de la prison de Makala particulièrement et de tous les prisonniers sur l’ensemble du territoire national. Une situation qui nécessite le désengorgement de toutes les prisons du pays afin d’améliorer les conditions de vie de ses personnes, car elles ont droit à la vie.

L’on se souviendrait que plusieurs ONGs se sont levées ces derniers jours pour dénoncer la détérioration de la situation pénitentiaire à Makala. Selon plusieurs sources, les détenus manquent de stocks alimentaires et de médicaments pour subvenir à leurs besoins.

Pourtant, l’article 16 de la constitution de la RDC, alinéa 1 et 2 stipule que la personne humaine est sacrée. L’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger. Mais aussi, les articles 1, 3, 4 et 5 de Droits de l’Homme que la RDC a ratifié parle de la protection de la personne détenue. Bien qu’étant détenus cette personne doit-être bien nourrie, soignée mais aussi logée dans des bonnes conditions.

Pour rappel, la prison centrale de Makala a été construite par le pouvoir colonial, avec une capacité d’accueil de 1500 prisonniers. Elle a accueilli 6000 détenus en 2014 et 6600 en 2015. Depuis le 15 janvier 2020, la capacité d’accueil est passée de 6600 à 8000 détenus. Face à cette réalité, la prison se trouve dans l’incapacité à nourrir et à faire soigner les détenus. Ces faits sont reconnus par les autorités ayant la gestion du ministère de la justice et de garde des sceaux.

Olivier Masini

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