Maï-Ndombe: les infirmiers reprennent le mouvement de grève

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Les infirmiers de la province du Maï-Ndombe ont déclenché, vendredi 06 août, un mouvement de grève après une réunion de concertation tenue à Inongo, le 05 août dernier.

Selon le président provincial de la délégation syndicale du Syndicat des cadres du secteur de santé (SYNCAS/Maï-Ndombe), cette grève est observée dans le strict respect du mot d’ordre lancé par leur hiérarchie à Kinshasa jusqu’à ce que le gouvernement central va répondre à leurs désidératas.

« Nous sommes en train de réclamer nos droits de la prime et de la mécanisation promis par le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Ce mouvement ne concerne que les non-médecins, donc les infirmiers ainsi que les administratifs. Nous les invitons à rester chez eux jusqu’à nouvel ordre. Cette grève est blanche, sans service minimum », a déclaré Hubert Bolongo Mputu Epario.

Le président provincial de la délégation syndicale du SYNCAS a détaillé les revendications des infirmiers vis-à-vis du gouvernement central. 

« Nous demandons au gouvernement central l’augmentation de la prime de risque, la mécanisation des nouvelles unités ainsi que la budgétisation des matricules non payés. La grève a débuté ce 6 août, contrairement à la date prévue par le Syndicat national suite à la conformité de certains documents administratifs », a-t-il précisé.

Hubert Bolongo Mputu a appelé les malades à se diriger vers des structures qui possèdent des médecins permanents afin qu’ils se fassent soigner. Il a aussi lancé un appel en direction du chef de l’État, Félix Tshisekedi.

« Que le président de la République, en sa qualité de premier parent de la RDC, essaie de revoir notre situation. Car, l’infirmier le moins payé touche 93 000 FC tandis qu’un médecin le moins payé touche 1.500 000 FC. Cet écart nous le qualifions d’une injustice, car nous travaillons tous ensemble. Or, les infirmiers, médecins et personnels administratifs composent un corps pour administrer les soins auprès des malades », a-t-il expliqué.  

Pour rappel, pour respecter le mot d’ordre venu du syndicat des cadres de secteur de santé du niveau national, toutes les portes des structures sanitaires visitées sont restées hermétiquement fermées et sans personnels soignants.

Il est à noter que seules les institutions sanitaires publiques ayant des médecins permanents  sont habilitées à recevoir des patients.

Pem

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