RDC-lutte contre le blanchiment des capitaux: le sous secrétaire d’État américain au trésor appelle au vote d’un nouveau cadre juridique

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Le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde a échangé ce jeudi 17 mars 2022 avec une  délégation américaine composée du sous-secrétaire du département du Trésor chargé du terrorisme ainsi que sur l’amélioration du renseignement financier au pays de Lumumba. Cette délégation a été conduite par Mike Hammer, ambassadeur des États-Unis accrédité en République Démocratique du Congo. 

« Nous sommes venus nous entretenir avec le Premier Ministre pour parler de notre partenariat   essentiellement en ce qui concerne la lutte contre la corruption ici en RDC et dans la région. Nous avons essentiellement  parlé de notre lutte contre le terrorisme mais également de la lutte contre le blanchiment des capitaux, en améliorant les renseignements financiers en RDC », a déclaré Brian Nelson, sous secrétaire aux Trésors américains.

Et d’ajouter que “la loi sur la lutte contre le blanchiment des capitaux, sur la lutte contre le financement du terrorisme est en gestation au parlement. Si elle est votée, ce sera un bon départ parce que c’est un cadre juridique nécessaire pour mettre fin à ce mal qui gangrène l’économie congolaise”

Brian Nelson a eu aussi des entretiens avec la CENAREF (cellule nationale de renseignements financiers) question de s’imprégner du travail abattu par ce service public. Avec la délégation de la société civile, l’attention a été focalisée sur les réformes à venir. Les Ong ont plaidé pour l’implication des USA dans la mise en place d’un cadre juridique et le renforcement du contrôle des finances publiques, précisément la redynamisation de la Cour des Comptes.

Pour rappel, la République démocratique du Congo est considéré un pays à haut risque par les américains, par le fait de la circulation massive des flux financiers hors cadre bancaire. L’administration biden est très inquiet, car susceptibe de financer les terrorisme modial et des groupes armés. 

L’ancien cadre juridique relatif à la lutte contre les flux financiers illicites présente beaucoup des lacunes et n’est pas adapté au contexte, car datant de 2003.

Olivier Masini

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