FMI: la note économique mondiale se dégrade d’avantage suite à la guerre en Ukraine et la Covid-19

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La note de l’économie mondiale se dégrade davantage à la suite de la guerre en Ukraine et des nouvelles flambées de Covid-19, selon une nouvelle étude du fonds monétaire international. Une inflation plus forte que prévu, en particulier aux États-Unis et dans les pays européens les plus importants économiquement, provoque un durcissement des conditions financières mondiales.

Selon les prévisions du FMI, la croissance est ralentie, passant de 6,1 % l’année dernière à 3,2 % cette année et 2,9 % l’année prochaine, soit une dégradation de 0,4 et 0,7 point de pourcentage par rapport à nos chiffres d’avril. « Ce ralentissement s’explique par un enlisement de la croissance dans les trois principales économies du monde, les États-Unis, la Chine et la zone euro, qui a des conséquences importantes sur les perspectives mondiales », précise l’étude.

Aux États-Unis, une baisse du pouvoir d’achat des ménages et un resserrement de la politique monétaire ramèneront la croissance à 2,3 % cette année et 1 % l’année prochaine. En Chine, des confinements et l’aggravation de la crise de l’immobilier ont ramené la croissance à 3,3 % cette année, soit le taux le plus faible en plus de quarante ans si l’on exclut la pandémie. Enfin dans la zone euro,  la croissance est révisée à la baisse, à 2,6 % cette année et 1,2 % en 2023, du fait des retombées de la guerre en Ukraine et du durcissement de la politique monétaire.

Bien que l’activité ralentit, l’inflation mondiale a été révisée à la hausse, en partie du fait de l’augmentation des prix des denrées alimentaires et de l’énergie. L’inflation devrait atteindre cette année 6,6 % dans les pays avancés et 9,5 % dans les pays émergents et les pays en développement, soit une révision à la hausse de 0,9 et 0,8 point de pourcentage, respectivement, et elle devrait rester élevée plus longtemps. Elle s’est en outre étendue à de nombreux pays sous l’effet des tensions sur les prix provoquées par les perturbations des chaînes d’approvisionnement et une pénurie de main-d’œuvre historiquement forte.

«Un soutien budgétaire ciblé peut contribuer à amortir l’effet de ce resserrement sur les couches les plus vulnérables de la population. Mais devant des budgets publics déjà obérés par la pandémie et la nécessité d’adopter une politique macroéconomique globalement désinflationniste, il faudra contrebalancer tout soutien budgétaire par une hausse des impôts ou une baisse des dépenses publiques afin de veiller à ce que la politique budgétaire n’entrave pas le fonctionnement de la politique monétaire », propose le FMI.

Valery Bakutweni

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