Les habitants des quartiers Sebo et Kimwenza, à Kinshasa, lancent un cri d’alarme face à la dégradation des routes et à la lenteur des travaux publics. Alors que le chantier de réhabilitation avait suscité l’espoir d’une amélioration de la circulation routière, les avancées sont désormais au point mort, plongeant les résidents dans une situation critique.
La route principale reliant Sebo, Kimwenza et le By Pass est presque impraticable. Les embouteillages, causés par des amoncellements de sable et des crevasses dangereuses, paralysent le trafic. Devant l’église Sainte Rita, plusieurs véhicules restent bloqués chaque jour, provoquant un ralentissement massif qui peut atteindre deux heures de trajet pour rejoindre la ville.
Avec l’arrivée imminente de la saison des pluies à Kinshasa, la situation pourrait rapidement s’aggraver. L’eau risque d’endommager davantage une voie déjà délabrée, rendant le transport scolaire et les déplacements professionnels presque impossibles.
“Nous demandons aux autorités congolaises d’envoyer en urgence des équipes d’exploration et de réparer au moins la route secondaire avant la rentrée scolaire”, déclare une habitante de Sebo.
Elle insiste sur l’urgence d’éviter une catastrophe pour les familles contraintes de vivre dans l’isolement à cause du mauvais état des routes.
Ce problème d’infrastructures met également en lumière la précarité économique des habitants, incapables de déménager près du centre-ville faute de moyens financiers.
Le cri d’alarme de Sebo et Kimwenza interpelle directement le gouvernement de la RDC sur la nécessité de garantir des infrastructures routières fiables pour soutenir la mobilité urbaine, la sécurité routière et le développement local.
Aujourd’hui, réparer la route de Sebo et Kimwenza n’est pas seulement un projet d’aménagement, c’est un impératif social, économique et humanitaire.
Jean-Claude Lumisa



