Face à l’aggravation de la crise humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a réaffirmé, ce lundi à Kinshasa, la nécessité d’un engagement international renforcé pour venir en aide aux millions de déplacés de guerre. Lors de son échange avec le Représentant spécial de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs, Johan Borgstam, la Première Ministre a insisté sur l’urgence de mobiliser davantage de ressources humanitaires.
Conflits armés persistants, déplacements massifs de populations, insécurité alimentaire et accès limité aux soins : la situation humanitaire dans l’Est du pays reste critique. Des millions de Congolais, dont une majorité de femmes et d’enfants, vivent dans des conditions précaires, dépendant largement de l’aide internationale pour leur survie. Dans ce contexte, l’Union européenne demeure un partenaire clé, à travers son soutien aux organisations humanitaires telles que le HCR, le PAM et d’autres agences actives sur le terrain.
La Première Ministre a plaidé pour une augmentation des financements humanitaires afin de répondre aux besoins croissants des déplacés internes et des réfugiés congolais dans la région, notamment au Burundi. Elle a rappelé que la protection des populations civiles constitue une priorité absolue du Gouvernement, conformément au Programme d’actions axé sur la sécurité humaine et la paix durable.
À l’approche de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Bruxelles, prévue le 29 janvier, Kinshasa espère que la situation humanitaire en RDC débouchera sur des décisions concrètes. Pour les autorités congolaises, renforcer l’assistance humanitaire, c’est non seulement sauver des vies, mais aussi créer les conditions minimales pour un retour progressif à la stabilité et à la paix dans la région des Grands Lacs.
Olivier Masini



