RDC : Centrale hydroélectrique de Kinsuka, 2,8 milliards USD pour réduire le déficit énergétique de Kinshasa

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Le projet de centrale hydroélectrique de Kinsuka, situé à l’ouest de Kinshasa, franchit une nouvelle étape politique. Le gouvernement congolais annonce un investissement estimé à 2,8 milliards de dollars américains, avec un délai de réalisation projeté de cinq ans. L’information provient du compte rendu du Conseil des ministres de la RDC, consulté par la rédaction de Tsieleka.

Présentée par Aimé Sakombi, ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, la note d’information met en avant un objectif prioritaire : réduire le déficit énergétique structurel de la capitale. Dans une ville confrontée à des coupures fréquentes et à une offre largement insuffisante, le projet de Kinsuka est présenté comme un levier majeur pour stabiliser l’approvisionnement en électricité des ménages, des services publics et des activités économiques.

Sécurité énergétique et vision nationale

Au-delà de Kinshasa, le gouvernement inscrit ce projet dans une logique plus large de sécurité énergétique nationale. La centrale de Kinsuka doit contribuer à l’augmentation de la capacité de production électrique à partir d’une source renouvelable, jugée compétitive sur le long terme. L’exécutif souligne également l’alignement du projet avec le Compact Énergie RDC, un cadre stratégique censé accélérer l’accès à l’électricité et soutenir la croissance économique.

Selon le compte rendu, l’accompagnement du gouvernement est sollicité pour lever les obstacles administratifs et techniques en vue du lancement effectif des travaux, condition clé pour crédibiliser le calendrier annoncé.

Une cartographie énergie–mines pour attirer les investisseurs

Le Conseil des ministres a également examiné un second volet : la disponibilité d’une cartographie intégrée des sites énergétiques et miniers. Cet outil, combinant données spatiales et analyses économiques, vise à faciliter le dialogue avec les bailleurs de fonds, les partenaires multilatéraux et les investisseurs privés, notamment les Producteurs Indépendants d’Électricité (IPP).

Le ministre Sakombi a plaidé pour un renforcement des synergies avec le ministère des Mines afin de valoriser cette cartographie. Objectif : faire émerger des projets conjoints énergie–mines, mieux planifier les infrastructures et identifier les zones à fort potentiel industriel. Le Cadastre Minier est par ailleurs engagé dans la modernisation de ses outils cartographiques pour intégrer ces nouvelles données géospatiales.

Pour le gouvernement, Kinsuka s’inscrit ainsi comme un projet emblématique, à la croisée des enjeux énergétiques, industriels et économiques du pays 

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