La question de la masse salariale en RDC et de la paie régulière des agents publics était au cœur des échanges entre la Première Ministre et une délégation du Fonds Monétaire International (FMI), conduite par Regis O. N’sonde, Administrateur du Groupe Afrique III. En mission à Kinshasa, la délégation est venue évaluer l’évolution du programme triennal conclu avec la RDC dans le cadre de la Facilité Élargie de Crédit (FEC) et de la Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD). Objectif : s’assurer du respect des engagements budgétaires, notamment en matière de dépenses publiques.
Paie des fonctionnaires : priorité à la régularité
Face aux préoccupations du FMI sur le poids de la masse salariale, identifiée comme un risque budgétaire majeur, le Gouvernement a apporté des clarifications jugées rassurantes. La maîtrise du fichier des agents publics, la bancarisation accrue et le contrôle des effectifs ont permis de limiter les dérapages et de générer des économies substantielles. Ces efforts visent un double objectif : garantir la paie régulière des fonctionnaires en RDC et préserver les équilibres macroéconomiques. Dans un contexte marqué par l’insécurité à l’Est et les tensions internationales, la stabilité salariale constitue un levier essentiel de cohésion sociale.
Mobilisation des recettes et discipline budgétaire
Le FMI a salué les progrès enregistrés lors de la deuxième revue du programme en décembre dernier. L’amélioration de la mobilisation des ressources internes et la rationalisation fiscale renforcent la capacité de l’État à financer ses charges salariales sans creuser le déficit. Engagée depuis janvier 2025 dans ce programme d’environ 2,7 milliards USD, la RDC affiche ainsi sa volonté de conjuguer discipline budgétaire, stabilité économique et sécurisation durable de la paie des agents publics.
Olivier Masini



