La République démocratique du Congo a lancé, vendredi 13 mars à Kinshasa, un atelier consacré à l’évaluation du fonctionnement et des réalisations des organismes chargés de gérer la dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires des entreprises minières, un mécanisme destiné à financer des projets de développement au bénéfice des communautés locales affectées par l’exploitation minière.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par la ministre d’État en charge des Affaires sociales, des Actions humanitaires et de la Solidarité nationale, Eve Bazaiba Masudi, et le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba. Les deux membres du gouvernement assurent la coprésidence du Comité de supervision, d’orientation, de suivi et de contrôle de la gestion de cette dotation, un dispositif clé dans la politique de redistribution des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles du pays.
Prévu du 13 au 16 mars, cet atelier réunit les membres des Organismes spécialisés de gestion de la dotation (OS-DOT) ainsi que les experts du comité de supervision. Les travaux visent notamment à dresser un état des lieux du fonctionnement de ces structures, à analyser le niveau d’exécution des projets communautaires financés grâce à cette dotation et à identifier les défis rencontrés dans la gestion des fonds destinés au développement local.
Dans son intervention, le ministre des Mines a rappelé que le secteur minier demeure l’un des piliers majeurs de l’économie congolaise. Il contribue de manière significative à la croissance économique, à la création d’emplois et à l’augmentation des recettes publiques. Toutefois, l’enjeu principal reste la capacité du pays à garantir une redistribution plus équitable des richesses issues de l’exploitation minière au profit des populations vivant dans les zones concernées.
Selon Louis Watum Kabamba, la dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires des entreprises minières constitue un instrument important pour renforcer le développement local et améliorer les conditions de vie des communautés impactées par les activités minières. Il a toutefois insisté sur la nécessité de procéder à une évaluation rigoureuse et sans complaisance du fonctionnement des organismes chargés de gérer ces fonds afin d’identifier les difficultés et de proposer des réformes susceptibles d’améliorer leur efficacité.
Les données présentées lors de l’ouverture de l’atelier indiquent que 46 organismes spécialisés ont été installés dans cinq provinces minières du pays, notamment le Haut-Katanga, le Lualaba, le Haut-Uélé, le Kasaï Oriental et le Nord-Kivu. Parmi eux, 43 sont actuellement opérationnels.
Au total, 485 projets communautaires ont été approuvés dans le cadre de ce mécanisme. Parmi ces initiatives, 222 projets sont déjà achevés, tandis que 169 sont en cours d’exécution. Quarante et un projets se trouvent en procédure de passation des marchés et 53 restent encore à lancer.
Les travaux de cet atelier devraient déboucher sur des recommandations visant à améliorer la gouvernance, la transparence et l’efficacité dans la gestion de la dotation minière de 0,3 %. Les autorités congolaises entendent ainsi renforcer ce mécanisme de redistribution des revenus miniers afin de promouvoir un développement plus inclusif et durable dans les zones d’exploitation minière.



