À New York, la Première Ministre Judith Suminwa intensifie la mobilisation des financements pour les projets structurants en RDC. En marge de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, Suminwa Tuluka multiplie les échanges avec les partenaires financiers afin d’accélérer la réalisation des infrastructures prioritaires du pays.Jeudi, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka s’est entretenue avec une délégation de la Banque mondiale, conduite par Anna Bjerde, Directrice générale des opérations. Les discussions ont notamment porté sur le projet hydroélectrique d’Inga, le secteur énergétique et le corridor de Lobito, appelé à jouer un rôle dans la connectivité et la transformation économique de la RDC.Pour Anna Bjerde, ces investissements doivent contribuer à renforcer les infrastructures, les réformes et le secteur privé, avec un impact attendu sur l’activité économique et l’emploi.
« Nous avons évoqué le développement du secteur énergétique, incluant bien entendu le projet hydroélectrique d’Inga », a-t-elle déclaré.
Elle a également souligné l’importance de la connectivité et du corridor de Lobito comme levier de transformation économique.Le financement des projets structurants concerne également le secteur privé. La Première ministre a échangé avec Standard Bank, qui s’est dite disposée à mobiliser jusqu’à un milliard de dollars pour plusieurs projets en RDC, avec l’appui de la DFC américaine.Rappelons que ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie visant à financer l’énergie, les infrastructures, les transports et la transformation économique. Le corridor de Lobito est notamment présenté comme un outil d’industrialisation régionale et de désenclavement. Parallèlement, la Banque mondiale prévoit 80 millions de dollars supplémentaires pour renforcer la riposte contre Ebola, en complément des 175 millions déjà mobilisés.Ainsi, à New York, le Gouvernement congolais cherche à transformer les engagements financiers en investissements concrets susceptibles de soutenir la croissance, l’emploi et le développement des infrastructures.
Olivier Masini



