À cause des divergences, les confessions religieuses n’ont pas trouvé un consensus pour désigner le nom du candidat qui devrait présider à la destinée de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Pour départager les confessions religieuses, le bureau de l’Assemblée Nationale a mis en place une commission paritaire pour statuer sur ce cas et les conclusions de ladite commission se font attendre.
Que pense les acteurs politiques congolais et forces vives de la nation, la rédaction de tsieleka.com a accordé la parole à Jean Jacques Lumumba pour analyser les faits.
Ce banquier et acteur de la société civile constate qu’au Congo on semble n’est pas tiré des leçons du passé et que les mêmes erreurs se répètent quelque soit les dirigeants.
« Ce n’est plus un problème qui se situe au niveau des individus. Malheureusement ceux qui hier critiquaient le manque d’inclusivité semble vouloir travailler dans ce sens, se disant qu’ils ont raison et qu’ils veulent avancer et il y a des agendas que nous ne comprenons pas très bien. Cela ne peut apaiser l’organisation des prochaines élections et surtout la neutralité et l’inclusivité des élections. La transparence et la crédibilité du processus électoral ne se décrètent pas lors de la proclamation des résultats mais tout ce qui vient en amont permet de dire que le processus a été crédible, transparent ou pas”, a indiqué Jean Jacques Lumumba.
Au regard des scénarios que présentent les confessions religieuses et certains acteurs politiques, Jean Jacques Lumumba s’interroge si réellement qu’il y aura élection en 2023. “Et la question mérite d’être posée sérieusement maintenant, précise-t-il, surtout avec le retard qui est en train d’être enregistré. “Je crois que la tenue des élections en 2023 commence à être remise en cause”, a-t-il affirmé.
Cependant, si cette hypothèse se confirmait, le banquier pense que la non tenue des élections en 2023 serait de la responsabilité de toutes les parties prenantes à ce processus. Jean Jacques Lumumba appelle à la sagesse de tous pour un consensus rapide pour n’est pas plongé le pays dans une autre crise, car le Congo n’en a pas besoin.
Olivier Masini



