Après la tenue de l’atelier qui a réuni les acteurs du monde scientifique, les opérateurs politiques, les acteurs de la société civile et des leaders du mouvement citoyens du 2 au 6 mai, Agir pour des élections transparentes et apaisées, (AETA), organisation spécialisée dans les questions électorales en RDC vient de rendre public, à travers un point de presse tenue ce mardi 9 mai 2023, les conclusions du rapport d’évaluation du calendrier à mi-parcours de la CENI du 26 novembre 2022.
“Parlant de l’exécution physique des opérations majeurs prévues, au cours de la période de 6 mois analysée, on observe que la CENI a effectivement mis en en œuvre, avec succès, 3 séquences sur 4 RFE, à savoir l’identification et l’enrôlement des électeurs dans 3 AO réparties sur les 26 provinces de la RDC, y compris dans 5 pays étrangers pilotes (USA, Canada, France, Belgique et RSA). Ceci représente exactement 75% de réalisations », a déclaré Jérôme Bonso, secrétaire Permanent de l’AETA lors d’un point de presse.
Avec ce pourcentage, AETA estime que rien ne peut empêcher l’organisation des élections le 20 décembre prochain. Toutefois, AETA a déploré les difficultés de l’organisation pour établir les ratios de consommations de moyens étant donné que la Centrale électorale n’a pas pu publier ses prévisions budgétaires pour retracer l’utilisation de fonds pour 139.888 agents électoraux déployés par la CENI, 54.138 policiers commis à la sécurisation des élections, 31.612 kits électoraux et 27.6069 espaces abritant le centre d’inscriptions. Il faudra ajouter à cela non-respect des procédures en matière de gestion financière où l’état congolais à utiliser la procédure d’urgence.
Pour mettre fin à cette opacité financière, l’AETA recommande à la CENI de rendre compte de l’utilisation des moyens financiers reçus et tous les gaps enregistrés sur la période notamment en publiant régulièrement le budget global du processus électoral, les rapports mensuels, trimestriels et annuels des opérations de même que ceux de gestion financière de l’institution. Mais aussi l’organisation demande au Gouvernement congolais de renforcer les actions de contrôle de l’action publique en matière électorale sous forme d’observation et de surveillance des élections.
Malgré la volonté d’aller aux élections afin de renouveler la classe politique à mandat électif, le manque de confiance entre les parties prenantes est criant dans ce processus électoral plante le germe de conflit et crée le problème de légitimité au pays.