RDC: Hausse du cuivre et du pétrole, la BCC alerte sur les risques macroéconomiques

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La Banque Centrale du Congo (BCC) a publié sa note de conjoncture économique hebdomadaire pour la période du 11 au 18 juillet 2025, offrant un aperçu actualisé des tendances des produits de base importés par la République Démocratique du Congo (RDC). Ce bulletin met en lumière une légère amélioration des cours de certaines matières premières, tout en appelant le gouvernement à une vigilance accrue en matière de politique économique.

Selon les données de la BCC, le prix du baril de pétrole brut s’est établi à 69,7 USD au 17 juillet 2025, enregistrant une hausse hebdomadaire de 1,4 %. Cependant, en comparaison avec la fin de l’année 2024, ce prix marque une baisse de 6,4 %, illustrant une volatilité persistante sur le marché pétrolier international.

Cette variation a des conséquences directes sur le coût des importations de carburant en RDC, un pays fortement dépendant du pétrole pour ses besoins énergétiques, notamment dans les secteurs des transports et de l’industrie.

Le cuivre, principal produit d’exportation de la RDC, a poursuivi sa tendance haussière. Son cours s’est établi à 9.745 USD la tonne, en augmentation de 1,3 % sur une semaine. Sur une base annuelle, les données révèlent une hausse impressionnante de 35,8 % par rapport à décembre 2024.

Le prix du cuivre reste un indicateur clé de la performance économique congolaise. Une telle progression soutenue renforce les recettes en devises étrangères et améliore la balance commerciale du pays. Toutefois, la BCC souligne que cette dépendance au cuivre rend l’économie vulnérable aux chocs externes.

Dans sa note, la BCC appelle à une coordination efficace entre la politique monétaire et la politique budgétaire, condition essentielle pour maintenir la stabilité macroéconomique face aux incertitudes mondiales.

Par ailleurs, l’institution financière insiste sur la nécessité de soutenir le secteur agricole. Ce renforcement vise à atteindre l’autosuffisance alimentaire, réduire la dépendance aux importations de produits alimentaires et atténuer les pressions sur le marché des changes. En clair, un développement soutenu de l’agriculture nationale permettrait de sécuriser l’économie face aux fluctuations des prix internationaux et à la volatilité des marchés.

Alors que la RDC continue de faire face à des défis structurels, notamment en matière d’infrastructures, de diversification économique et de gouvernance, ces signaux économiques sont à la fois encourageants et préoccupants.

D’un côté, les prix du cuivre soutiennent les recettes publiques, mais de l’autre, la dépendance excessive à ce minerai expose le pays aux aléas des marchés. De plus, les tensions sur le marché pétrolier peuvent se répercuter sur le niveau général des prix et la stabilité du franc congolais (CDF).

Olivier Masini 

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