La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka met la situation des déplacés forcés en République démocratique du Congo (RDC) au centre du plaidoyer, à l’occasion du 75e anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, célébré aux Nations unies.Devant les participants à cette commémoration, Judith Suminwa, Première Ministre de la RDC, a rappelé l’ampleur de la crise humanitaire congolaise. La RDC compte plus d’un million de réfugiés dans les pays voisins et six millions de déplacés internes, tandis que plus de 500.000 réfugiés sont accueillis sur son territoire.Pour la Première Ministre Judith Suminwa, ces déplacements forcés sont directement liés à l’absence de paix. « Les déplacements forcés sont une conséquence de l’absence de paix », a-t-elle déclaré, soulignant que ces mouvements de populations peuvent à leur tour aggraver les crises humanitaires.L’Est de la RDC concentre une partie majeure de cette vulnérabilité. Les populations déplacées, déjà affectées par les conflits armés, doivent également faire face à d’autres urgences, notamment sanitaires. La Première ministre a cité la résurgence d’Ebola dans l’Est du pays, dont les conséquences sont particulièrement préoccupantes dans les camps de déplacés.
« Cette crise est beaucoup plus profonde et prononcée dans les camps des déplacés », a-t-elle expliqué, appelant à une intervention rapide.
Face à cette situation, Judith Suminwa a plaidé pour une solidarité internationale accrue, capable de mobiliser davantage de ressources pour les populations affectées. Elle a également défendu le nexus humanitaire-développement-paix, présenté comme une approche permettant de répondre aux urgences tout en favorisant la réinsertion et le développement durable.À travers ce plaidoyer, Kinshasa entend ainsi replacer la protection des déplacés internes et réfugiés congolais au cœur de la réponse internationale aux crises prolongées. Olivier Masini



