RDC : le FMI prévoit une croissance supérieure à 5 % en 2026 malgré les pressions sur les finances publiques

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La République démocratique du Congo (RDC) devrait maintenir une croissance économique supérieure à 5 % en 2026, malgré les conséquences de l’épidémie d’Ebola, les difficultés du secteur minier et les dépenses liées à la guerre dans l’Est. C’est ce qui ressort des conclusions d’une mission du Fonds monétaire international (FMI), qui annonce également un accord préliminaire avec les autorités congolaises.

Un accord préliminaire entre la RDC et le FMI

Après des discussions organisées du 22 octobre au 4 novembre 2026, la mission du FMI, conduite par Calixte Ahokpossi, est parvenue à un accord préliminaire avec le gouvernement congolais. Cet accord concerne la quatrième revue du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la troisième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Il reste toutefois soumis à l’approbation de la direction générale et du Conseil d’administration du FMI, dont l’examen est prévu en décembre 2026.

Croissance économique : le FMI alerte sur l’inflation

Malgré une activité économique relativement dynamique, plusieurs risques fragilisent les perspectives nationales. Le FMI prévoit notamment une inflation proche de 9 % à fin décembre 2026, alimentée par la hausse des prix des produits pétroliers et alimentaires.

Cette situation pourrait peser davantage sur le pouvoir d’achat des ménages congolais, déjà confrontés au coût élevé des biens de première nécessité. Face à ces pressions, la Banque centrale du Congo (BCC) a maintenu son taux directeur à 12,5 % en octobre.

Finances publiques : des dépenses sous pression

La persistance du conflit dans l’Est et la riposte contre Ebola exercent une pression supplémentaire sur le budget national. Pour faire face à ces charges, Kinshasa sollicite auprès du FMI un assouplissement des objectifs de déficit budgétaire pour 2026 et 2027, ainsi qu’un accès accru aux financements de la FEC et de la FRD.

Le FMI recommande parallèlement d’améliorer la mobilisation des recettes publiques, de maîtriser la masse salariale et de limiter les dépenses non prioritaires.

Gouvernance et climat des affaires : les réformes attendues

Le FMI encourage également le gouvernement à renforcer la transparence budgétaire, à poursuivre la mise en place du compte unique du Trésor et à réduire les procédures de dépenses en urgence.

La mission salue notamment le retrait de la RDC de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), tout en appelant à poursuivre la lutte contre la corruption. Sur le plan environnemental, elle souligne les avancées concernant le Code forestier et les partenariats public-privé.

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