Kalemie: le prix du manioc en baisse grâce à l’augmentation de la production des projets financés par le PCAGL

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Photo: Des sacs de manioc dans un entrepôt

Le Projet Intégré de Croissance Agricole dans les Grands Lacs, PICAGL mène ses activités dans les provinces du Tanganyika et du Sud Kivu, depuis près de 3 ans, avec pour objectif d’accroître la production ainsi que la productivité agricole, la commercialisation dans sa zone d’intervention, et l’amélioration de l’intégration régionale dans le secteur agricole et fournir une réponse immédiate et efficace en cas de crise ou d’urgence déclarée.

Le projet travaille notamment dans la chaîne de valeur manioc, riz, élevage laitier, pêche et aquaculture et dans le développement des infrastructures. Le PICAGL vise à toucher de manière directe 200.000 ménages dont 80.000 pour la province du Tanganyika.

Depuis 2019, des vastes étendues de champs financés par le projet ont été emblavées par les agri-multiplicateurs et les producteurs afin de réduire la faim auprès des populations et renforcer l’économie locale par la création des richesses et contribuer ainsi au développement communautaire à la base. Plus de 600 hectares de champs de multiplication et de production de maniocs installés dans le cadre du financement des sous projets.

« En tant que citoyen, consommateur des produits, nous notons avec satisfaction un impact positif dans la filière manioc», a dit en substance, Monsieur MULIA Président de la FEC, dont les membres ont raflé plus de 240 sous projets sur le 256 retenus sous le financement du PICAGL.

« Cette année, nous avons constaté une baisse significative du manioc dans les différents marchés de la ville de Kalemie. Après avoir fait la ronde des 4 grands marchés de Kalemie (Kisebwe, Lubuye, marché Katanga et 4 coins), la réalité est  que le sac de cossette de manioc communément appelé bande rouge qui pèse en 100 et 120 Kg se vendait l’année passée entre 80 et 100.000Fc à cette période, il se négocie actuellement  entre  45 et 60.000Fc du fait de la grande production du manioc dans les champs financés par le PICAGL. La mesure de farine de manioc est passée de 1000 Fc à 500 Fc actuellement », a-t-il soutenu.

Pour lui, cet état des choses  est pour un indicateur suffisant de l’impact positif du PICAGL au Tanganyika à travers ses partenaires. « C’est une grande avancée sur la plan de la sécurité alimentaire car, nous avons la preuve que la nourriture est plus abondante et que désormais plus de ménages sont nourris. Le PICAGL est donc bien présent dans les assiettes des ménages de Kalemie et nous en sommes très fière », s’est-il réjoui, étant donné que le manioc est l’aliment de base pour la population du Tanganyika.

Ces propos du Président de la FEC/ Tanganyika ont été corroborés par Madame Déborah, une vendeuse de la farine de manioc, au marché de Kisebwe : « l’abondance du manioc sur le marché de Kalemie est due au fait que depuis l’avènement du PICAGL, beaucoup de gens s’adonnent à l’agriculture et cela favorise une grande production locale. Avant le PICAGL, le manioc tant en cossette que en farine était une denrée rare et il coutait cher, mais aujourd’hui la situation a changé. Nous demandons au PICAGL de continuer à appuyer les paysans pour que les prix baissent encore plus et que tous les habitants de Kalemie aient la possibilité de bien manger ».    

A en croire  Monsieur Jules MULIA, la mise en œuvre du PICAGL dans le territoire de Kalemie est très bénéfique pour la population qui sort des ruines causées par les inondations et autres catastrophes naturelles qui ont eu un impact négatif sur l’économie locale. « Le PICAGL  est arrivé au bon moment pour atténuer ces impacts notamment par le développement des activités agricoles pour les jeunes. Le projet a aussi contribué à la lutte contre la criminalité et l’insécurité  car les jeunes et les ménages sont occupés utilement et travaillent pour le développement de la province » a-t-il martelé.

Le PICAGL œuvre donc comme un acteur majeur du développement de la province du Tanganyika et y augure des perspectives prometteuses en ce qui concerne à la création des richesses, l’autosuffisance alimentaire et la stabilisation de l’économie locale.                                                                                                        

Sara Pangasudi à Kalemie

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