En République démocratique du Congo, l’ensemble des revenus générés par le secteur extractif en 2020 et 2021 s’élève à 6,1 milliards $ dont 5,8 milliards $ pour le secteur minier et 364,6 millions $ pour le secteur pétrolier, indique le rapport de l’Initiative pour la transparence des industries extractive, exercice 2021. Ces recettes concernent les déclarations de 114 entreprises dont 104 minières et 10 pétrolières, précise-t-il.
Sur le montant collecté au niveau du secteur minier, on note que 4,3 milliards $ ont été payé aux régies financières, la province du Lualaba a mobilisé 332 millions de dollars, le Haut-Katanga 180, 5 million $.
Par contre, sur 10 entreprises retenues dans le cadre des enquêtes de l’ITIE-RDC, 7 ont déclaré contre 3 qui n’ont pas soumis de déclaration. Il s’agit d’ENERGULF, COMICO et Oil Of DRC. “Les deux premières sont introuvables, tandis que la dernière a cessé ses activités et son permis figure parmi les droits concernés par la restitution dans le cadre du Protocole d’accord entre la RDC et le Groupe Ventora”, affirme l’ITIE dans son rapport.
Et d’ajouter que “en comparant les recettes, on constate une différence de 5,1 millions $ due au paiement de Cabinda OIL, une entreprise située en dehors de la RDC et retenue dans le périmètre de déclaration unilatérale”.
Selon les données reçues de l’Office National de l’Emploi (ONEM), le secteur extractif comprend 24,71% en 2020 contre 24,83% en 2021 de la main-d’œuvre employée en RDC.
Rappelons que ce rapport a été présenté à la réunion du conseil d’administration international de l’ITIE, qui s’est ouverte le 27 février 2023 à Buenos-Aires en Argentine. La décision prise le 01 mars 2023 est que la RDC ne sera pas suspendue par le Comité Exécutif de l’ITIE.



