La plateforme de la société civile Agir pour des Élections Transparentes et Apaisées (AETA) tire la sonnette d’alarme : à moins de 48 heures du lancement officiel du dépôt des candidatures pour les élections locales, aucun fonds n’a encore été débloqué par le gouvernement pour leur organisation.
Dans un communiqué publié ce jeudi 14 août, AETA rappelle que la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) avait confirmé, le 22 juillet dernier, sa décision d’organiser les scrutins des conseillers urbains, maires, maires adjoints, bourgmestres et bourgmestres adjoints. Cette annonce avait suscité un réel engouement dans la population, frustrée par trois cycles électoraux sans élections locales.
Pourtant, la CENI elle-même a reconnu, dans son communiqué du 12 août, que le financement promis par le gouvernement n’était toujours pas disponible. Cette situation met en péril la tenue des opérations prévues dès le 15 août, notamment l’enregistrement des candidatures.
AETA rappelle que le Président de la République avait, le 19 juin 2025, instruit le Vice-Premier Ministre de l’Intérieur de travailler avec la CENI pour organiser rapidement ces élections. Le 1er juillet, la CENI avait répondu favorablement, promettant un calendrier actualisé et un budget spécifique.
Pour l’organisation, ces scrutins représentent un enjeu majeur : consolider la décentralisation et améliorer la gouvernance à la base, en évitant la cohabitation entre élus locaux et autorités nommées.
« Ces élections sont une plus-value indéniable pour le mandat du gouvernement », insiste AETA, tout en dénonçant le silence des autorités.



