La crise institutionnelle qui secoue plusieurs provinces de la République démocratique du Congo reste un défi majeur pour la stabilité du pays. Reçue à la Primature, une délégation des présidents des assemblées provinciales a exposé à la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka l’ampleur des difficultés rencontrées, notamment l’instabilité politique, le manque de moyens financiers et les retards prolongés dans le paiement de leurs salaires.
Au-delà de la question institutionnelle, le cœur des frustrations exprimées concerne l’absence d’investissements structurants dans les provinces. Selon les élus provinciaux, de nombreuses entités vivent dans l’attente, voire dans l’usure, faute de ressources concrètes permettant d’assurer les services essentiels et de répondre aux besoins des populations. Cette absence d’impact visible alimente la méfiance envers les gouvernements provinciaux et fragilise le lien entre administrés et institutions.
« Nous sommes impatients parce que les réalités sur le terrain sont difficiles. Sept mois sans salaire, ce n’est pas seulement un problème de gestion publique, c’est une atteinte à la dignité et à la crédibilité des élus face à leurs bases », a insisté Mateus Kanga, Président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo.



