À Lubumbashi, la mission de contrôle et d’évaluation menée par le directeur général du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), Hervé Claude Batukonke, met en lumière l’impact des projets industriels financés dans le Haut-Katanga. Au-delà des chiffres, le FPI veut démontrer que les investissements soutenus en RDC peuvent être structurants, rentables et créateurs d’emplois durables.
Parmi les projets visités figure le groupe Mining Engineering Services (MES), un consortium industriel composé de sept entreprises actives dans plusieurs secteurs stratégiques : équipements miniers, câbles électriques, PVC, emballages, boissons et détergents. Grâce au financement du FPI, ces unités de production installées principalement à Lubumbashi participent progressivement à la réduction des importations et au développement de la production locale certifiée ISO.
Le groupe MES affirme avoir déjà remboursé 56 % des crédits obtenus auprès du FPI, preuve selon ses responsables de la viabilité économique du partenariat. Cette dynamique rassure sur la capacité des industries congolaises à générer de la valeur ajoutée et à soutenir la balance commerciale du pays.

Sur le plan social, le consortium revendique la création de 1 566 emplois directs et indirects. Hervé Claude Batukonke a insisté sur la nécessité de garantir des emplois décents et le respect des obligations fiscales, notamment la taxe de promotion de l’industrie. Pour le DG du FPI, le développement industriel doit s’appuyer sur le patriotisme économique, l’éthique et le respect des lois de la République.
La visite du gouverneur Martin Kazembe Shula traduit également la volonté de renforcer la collaboration entre institutions pour améliorer la mobilisation des recettes publiques et accompagner l’industrialisation du Haut-Katanga et de la RDC.
Olivier Masini



