L’Organisation des Nations unies (ONU) a renforcé la pression contre Corneille Nangaa. Le coordonnateur politique de l’Alliance Fleuve Congo-Mouvement du 23 mars (AFC/M23) figure désormais sur la liste des personnes sanctionnées par le Comité des sanctions du Conseil de sécurité, en raison de son implication présumée dans l’instabilité persistante dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
La décision, approuvée le 14 juillet 2026 et rendue publique le 16 juillet, s’inscrit dans le cadre du régime de sanctions établi par le Conseil de sécurité des Nations unies. Selon l’ONU, six individus et deux entités, dont l’AFC, ont été ajoutés à cette liste.
L’organisation internationale reproche aux personnes sanctionnées leur rôle présumé dans les violences armées qui continuent de frapper les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ces conflits sont marqués par des attaques contre les populations civiles, des enlèvements, des déplacements massifs, des violations des droits humains ainsi que l’exploitation illicite des ressources naturelles, en contradiction avec les principes du droit international humanitaire.
En vertu des sanctions onusiennes, Corneille Nangaa fait désormais l’objet d’un gel de ses avoirs, d’une interdiction de voyager et d’un embargo sur les armes. Ces mesures s’appliquent dans le cadre des obligations des États membres des Nations unies de mettre en œuvre les décisions du Conseil de sécurité.Cette nouvelle décision vient s’ajouter aux sanctions déjà imposées par les États-Unis et l’Union européenne contre plusieurs responsables de l’AFC/M23 pour des faits liés aux violations des droits humains.
À travers ces sanctions, l’ONU réaffirme sa volonté de lutter contre l’impunité, de protéger les populations civiles et de faire respecter le droit international. Le Conseil de sécurité appelle l’ensemble des acteurs impliqués à mettre fin aux violences et à privilégier une solution pacifique au conflit dans l’est de la RDC.
Olivier Masini



