Le réseau panafricain de lutte contre la corruption, Unis, organisation membre de la coalition “Congo n’est pas à vendre” publie ce lundi 7 avril, le troisième bulletin intitulé Kanyaka-Rusha qui revient sur la chronique de la corruption et des faits assimilés en RDC, beaucoup plus sur le présumé détournement des fonds alloués pour la construction des centres de formation dans les provinces du Kasaï, Kasaï-Central et Kasaï-Oriental.
Dans ce bulletin, trois personnalités présumés détourneurs sont pointé du doigt, il s’agit de Mme Antoine Kipulu, ministre honoraire de la formation professionnelle, de Mr Michel Kabeya, Directeur général du groupe Agimex et Mr Daniel Madimba (Directeur général de la Société Shamaya Company Services Sarl et (ancien membre de l’exécutif central).
Ces personnes étaient déjà évoquées dans le rapport d’enquêtes menées par l’inspection générale des finances, (IGF). Cette dernière a demandé à la la Direction générale des migrations (DGM) l’interdiction de sortie du territoire national de ces trois personnalités suite à de fortes présomptions de détournement des deniers publics pesant sur eux.
Le Trésor public avait décaissé 5,5 millions de dollars américains depuis fin 2022 pour des travaux dans la province du Kasaï dans le cadre de 145 territoires mais sur le terrain l’IGF n’a constaté qu’un taux d’exécution physique des travaux de moins de 25 %.
Dans le cadre du programme de développement local de 145 T, Mme Antoine Kipulu avait chapeauté un grand nombre de lancement des travaux de construction des centres de formation professionnelle et les membres du conseil de ministres étaient informés de l’état d’avancement de ces travaux lors de la 85ème réunion du conseil des ministres.
Unis révèle que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avait invalidé les suffrages de Mme Antoine Kipulu en janvier 2024 pour plusieurs faits dont la Corruption. Elle avait été également citée dans les enquêtes du Congo Hold up pour une affaire d’impression des manuels de procédures et des fiches de candidatures dans le cadre du processus électoral de 2011.
Malheureusement, comme dans les autres cas de dénonciations de détournement au pays, aucun procès n’a été organisé pour établir les responsabilités des personnes citées dans cette affaire.
Olivier Masini



