Le secteur minier congolais franchit une nouvelle étape avec la remise officielle de sept certificats de recherche digitalisés à la société américaine Kobold Metals, au cabinet du Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba. La cérémonie, organisée par le Cadastre Minier (CAMI), marque le début d’un partenariat stratégique entre la République Démocratique du Congo et les États-Unis, dans un contexte où la transition énergétique mondiale renforce la demande en minerais stratégiques.
Kobold Metals, spécialisée dans l’exploration minière à l’aide de l’intelligence artificielle, s’engage à investir plusieurs dizaines de millions de dollars en RDC. Une partie de ces fonds a déjà été versée pour l’obtention des titres miniers. L’entreprise entend non seulement explorer de nouveaux gisements, mais aussi contribuer à la numérisation des données géologiques nationales, en collaboration avec le Service Géologique National et le CAMI.
Un axe majeur de cet engagement concerne le développement du projet de roche dure de Manono, situé dans la province du Tanganyika, considéré comme l’un des plus importants gisements de lithium au monde. Cet investissement s’inscrit dans la volonté des deux pays de renforcer un partenariat économique durable, créateur de valeur et d’emplois.
Selon Benjamin Katabuka, Directeur général de Kobold Metals en RDC, la société mise sur une intégration locale forte : recours accru à la main-d’œuvre congolaise, formation professionnelle, rémunérations équitables, et construction d’infrastructures sociales pour les communautés locales. Ces initiatives devraient générer des retombées socio-économiques significatives, stimulant l’économie régionale et nationale.
Pour sa part, le Ministre des Mines a rappelé la vision du Président Félix Tshisekedi : promouvoir une exploitation minière responsable, innovante et créatrice de richesses, ancrée dans la bonne gouvernance.
La remise de ces certificats confirme la RDC comme un acteur incontournable des investissements miniers internationaux, renforçant son attractivité pour les capitaux étrangers et consolidant sa place au cœur de la transition énergétique mondiale.
Olivier Masini



