À Kinshasa, le 7 avril 2026, l’entreprise publique ENGIP-RDC SA et la société SEP Congo ont officiellement conclu quatre contrats d’exploitation d’actifs pétroliers, marquant une avancée significative dans la gestion du secteur énergétique en République démocratique du Congo. La signature s’est déroulée en présence de Acacia Bandubola Mbongo et de Julie Shiku, confirmant l’importance stratégique de cet accord pour l’État congolais.Ces contrats couvrent l’usage des pipelines, la location des équipements industriels ainsi que celle des bâtiments professionnels et résidentiels. Ils visent principalement à encadrer l’exploitation des infrastructures pétrolières situées sur l’axe Matadi-Kinshasa, un corridor vital pour l’approvisionnement en carburant du pays. Cet axe logistique joue un rôle central dans la stabilité du marché énergétique national, influençant directement les prix et la disponibilité des produits pétroliers.
Pour Richard Beya Ilunga, Directeur Général d’ENGIP-RDC SA, cette signature représente une étape décisive dans la consolidation du partenariat entre le secteur public et le secteur privé. Il a souligné que ces accords garantissent la continuité des opérations tout en ouvrant la voie à de nouveaux investissements, notamment dans la construction de pipelines et de dépôts de stockage à travers le territoire national. Cette vision s’inscrit dans une dynamique de modernisation du secteur des hydrocarbures, encore confronté à d’importants défis structurels.
son côté, Malick Ndiaye, Directeur Général de SEP Congo, a salué un climat de confiance renforcé avec les autorités congolaises. Il estime que ces accords permettront d’améliorer la performance opérationnelle de l’entreprise tout en contribuant à des résultats bénéfiques pour les institutions publiques et les citoyens. Cette collaboration témoigne d’une volonté commune de professionnaliser davantage la gestion des infrastructures pétrolières.
Créée en janvier 2026, ENGIP-RDC SA a pour mission d’assurer la sécurité, la maintenance et la modernisation des infrastructures pétrolières sur toute l’étendue du territoire. À travers ce partenariat, elle s’impose comme un acteur clé de la réforme énergétique en RDC. Pour l’économie congolaise, l’enjeu est majeur : garantir un approvisionnement stable, réduire les coûts logistiques et renforcer l’attractivité du secteur pour les investisseurs.À terme, ces accords pourraient contribuer à stabiliser les prix du carburant et améliorer les conditions d’accès à l’énergie pour les populations, tout en créant des opportunités pour les entrepreneurs locaux dans les secteurs connexes.



