Dans la commune urbano-rurale de Maluku, la construction d’une paix durable passe par une participation accrue des femmes et des jeunes aux décisions. C’est le message porté ce vendredi 21 août 2026 lors d’une matinée de sensibilisation organisée par le mouvement Rien Sans Les Femmes, en partenariat avec CAFOD, dans le cadre du projet TUFAULU PAMOJA.
La rencontre a réuni femmes, jeunes, enfants, hommes et leaders communautaires autour de la prévention des conflits, de la cohésion sociale et de la participation citoyenne.
Maluku, un territoire marqué par les conflits
Le choix de Maluku revêt une importance particulière dans une commune urbanorurale ayant été affectée par les tensions entre communautés Teke et Yaka. Pour les organisateurs, la paix ne se limite pas à l’arrêt des violences. Elle repose également sur le dialogue, la justice, la cohésion sociale et la participation de toutes les composantes de la société.
« Les femmes ne doivent pas seulement être considérées comme des victimes des conflits ou comme des bénéficiaires des actions de paix. Elles doivent être reconnues comme des actrices et des décideuses de la paix. »
P-DDRCS et Résolution 2773 expliqués
Les participants ont également été sensibilisés au P-DDRCS et à la Résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, notamment sur le désarmement, la démobilisation, la réinsertion, la protection des civils et la cohésion sociale.
Les jeunes, acteurs de la reconstruction
Pour Serge Bahati, représentant de CAFOD, l’après-conflit doit ouvrir la voie à une nouvelle dynamique sociale. Il a appelé à donner aux femmes et aux jeunes davantage d’opportunités d’occuper des responsabilités.
À Maluku, le message est clair : sans participation des femmes et des jeunes, il ne peut y avoir de paix durable en RDC. Leur implication constitue un levier essentiel pour prévenir les conflits, renforcer la cohésion sociale et construire une société plus stable.
Marcel Ekambo et Olivier Masini




