La session ordinaire de l’Examen d’État (Exetat) 2025 a officiellement débuté ce lundi 28 juillet sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo (RDC). Cette année, 1.079.341 élèves finalistes du secondaire affrontent cette épreuve décisive, marquant la fin de leur parcours scolaire. La cérémonie de lancement a eu lieu à l’Institut Don Bosco dans la commune de Masina à Kinshasa, présidée par la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga.
Selon les chiffres officiels, 3.165 centres de passation ont été aménagés pour accueillir les candidats à travers la RDC, dont 13 centres à l’étranger, notamment en Angola, au Rwanda, en Ouganda, au Burundi et en Tanzanie. Cette participation massive traduit non seulement l’importance de cet examen national, mais aussi la volonté des autorités de rendre l’éducation accessible au-delà des frontières.
Parmi les candidats, 43 % sont des filles pour le cycle long (1.079.341 inscrits), tandis que 6.022 élèves du cycle court sont également concernés, dont 17 % de filles.
Un message fort pour la jeunesse congolaise
Dans son discours inspirant, la ministre Raïssa Malu a salué le parcours des élèves et les a exhortés à incarner les valeurs de la nouvelle citoyenneté. Elle a rappelé que l’Exetat est bien plus qu’une évaluation scolaire, mais un acte civique, une épreuve de responsabilité, et un engagement pour le bien commun.
> « Vous incarnez l’espoir d’un Congo nouveau, debout, compétent et solidaire. Ce que vous accomplirez dans les jours à venir comptera pour vous, vos familles et pour la nation », a-t-elle déclaré, avant de souligner les valeurs clés attendues des jeunes : intégrité, responsabilité, persévérance, respect des règles et engagement.
La ministre a aussi mis en lumière un geste fort du gouvernement : la prise en charge des frais de participation pour les élèves vivant dans les zones en conflit. Ce soutien est perçu comme un acte de justice sociale et d’égalité des chances, permettant à tous les jeunes Congolais, quel que soit leur lieu de résidence ou leur condition, d’avoir accès à l’éducation.
> « Mes pensées vont à ceux qui, malgré leur volonté, n’ont pas pu passer l’examen : élèves déplacés, enrôlés de force dans des groupes armés, ou victimes des conflits. L’État travaille sans relâche pour rétablir leurs droits », a-t-elle exprimé avec compassion.
Kinshasa, moteur de la participation nationale
Kinshasa compte 321 centres, 173215 élèves dont 80052 filles et 84163 garçons. Le district de Funa compte 56 centres et 30006 élèves dont 16000 filles et 14006 garçons. À Lukunga, 76 centres pour 40732 élèves dont 21320 filles et 19128 garçons. Mont Amba : 71 centres, 39501 élèves dont 20373 filles et 19128 garçons ; à Tshangu 80 centres, 41.960 élèves ( 20930 filles et 21030 garçons). Kinshasa-Plateau : 38 centres, 21016 élèves dont 10429.
Ces chiffres démontrent non seulement le poids démographique et éducatif de Kinshasa, mais aussi les efforts consentis pour organiser une session harmonieuse, malgré les défis logistiques et sécuritaires.
Olivier Masini



