Le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF), financé par la Banque mondiale, a ouvert, le 24 août 2025, un atelier national à Mbanza-Ngungu, au centre d’accueil KOLA. Prévu jusqu’au 5 septembre, cet atelier vise à élaborer des fiches d’exploitation des matrices pédagogiques pour l’enseignement des sciences, destinées aux classes allant de la 8ᵉ année du cycle terminal de l’éducation de base à la 4ᵉ année des humanités.
Placée sous la coordination de la Direction des Programmes Scolaires et Matériel Didactique, et avec l’appui du SERNAFOR Secondaire, cette initiative s’inscrit dans la réforme curriculaire des sciences en RDC, amorcée par le projet PEQPESU.
L’équipe technique du ministère, appuyée par une consultante internationale recrutée par le PAAF, s’emploie à transformer les matrices pédagogiques en outils concrets et contextualisés. Ces fiches intégreront des thématiques transversales telles que le genre, l’inclusion, l’éducation environnementale et le numérique, incluant l’intelligence artificielle. L’objectif : doter les élèves de compétences clés du XXIᵉ siècle et aligner l’enseignement congolais sur les standards internationaux.
Selon Rose Leta, spécialiste en développement professionnel des enseignants au PAAF, ces fiches pédagogiques permettront aux enseignants de disposer d’outils clairs pour définir les objectifs, contenus, méthodes et modalités d’évaluation. L’atelier prévoit également la conception d’un cadre réglementaire pour uniformiser l’utilisation de ces outils dans toutes les écoles du pays.



