Dans un contexte d’urgence humanitaire croissante à Kinshasa, l’Union européenne (UE) a annoncé, ce jeudi 11 décembre, une contribution de 150.000 euros à la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC). Cette aide vise à soutenir un programme post-inondations destiné à plus de 15.000 personnes vulnérables touchées par les pluies diluviennes des 11 et 12 novembre 2025.
Mis en œuvre en partenariat avec la Croix-Rouge de la RDC, ce programme d’urgence se déroulera sur une période de quatre mois, du 19 novembre 2025 au 31 mars 2026. Il prévoit une assistance humanitaire intégrée, axée sur l’accès à l’eau potable, l’assainissement, les services de santé d’urgence, la prévention des épidémies, ainsi que la fourniture d’abris temporaires et d’articles ménagers essentiels.
L’objectif principal est de réduire les risques sanitaires post-inondations et de rétablir des conditions de vie minimales pour les familles les plus touchées. Selon l’IFRC, le budget total de l’opération s’élève à 495.000 euros, dont une partie est mobilisée localement.
Les inondations survenues à Kinshasa ont causé des dégâts importants dans 20 communes. Le bilan consolidé fait état de plus de 99.000 personnes sinistrées (16.523 ménages), 10.555 maisons inondées, 860 complètement détruites, 153 blessés et 10 décès. Ces chiffres alarmants reflètent la vulnérabilité croissante des zones urbaines de la capitale face aux aléas climatiques, aggravés par un drainage urbain défaillant et la montée simultanée des rivières N’djili, Nsanga et Makelele, ainsi que du fleuve Congo.
La Croix-Rouge de la RDC insiste sur une approche participative, plaçant les populations sinistrées au cœur de la réponse humanitaire. Une attention particulière sera accordée aux groupes vulnérables : enfants, personnes âgées, femmes enceintes ou allaitantes, et personnes en situation de handicap. La transparence, l’information communautaire et la redevabilité seront les piliers de l’intervention.
Les prévisions météorologiques pour la période novembre 2025 – janvier 2026 annoncent des pluies supérieures à la normale dans plusieurs régions du pays, augmentant les risques d’inondations récurrentes et de glissements de terrain, notamment dans les zones urbaines mal urbanisées. Cette situation souligne l’urgence pour les autorités congolaises, les bailleurs internationaux et les ONG d’investir dans la résilience climatique urbaine.



