La République démocratique du Congo a célébré, à l’Institut National des Arts (INA), le 25ᵉ anniversaire de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les Femmes, la Paix et la Sécurité. L’activité a été organisée par le Ministère du Genre, Famille et Enfant, à travers le Secrétariat National Permanent (SNP) de la Résolution 1325, avec l’appui financier de la Banque Africaine de Développement (BAD) et d’ONU-Femmes. Institutions publiques, ministères sectoriels, forces de défense et de sécurité, partenaires internationaux et organisations de la société civile ont pris part à cette commémoration.
Plusieurs allocutions ont été prononcées au cours de cette journée commémorative.
Moment clé de la cérémonie, la présentation du rapport-bilan de 25 ans par le Coordonnateur national du SNP 1325 Mr Didier LAPIAR, a permis de dresser un état des lieux sans complaisance.
« Malgré le conflit que connaît la RDC depuis trois décennies, il y a des avancées, des bonnes pratiques, des défis, des leçons apprises et des perspectives », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que le pays fait face à des conflits internes et étrangers, avec plus de 120 groupes armés actifs, responsables d’environ 11 millions de morts et de 7 millions de déplacés internes, dont la majorité sont des femmes et des enfants, placés au centre des violences, notamment sexuelles liées aux conflits.
Sur le plan des progrès réalisés, la RDC a enregistré des avancées notables dans la mise en œuvre de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité. Celles-ci se traduisent par l’élaboration successive des Plans d’Action Nationaux (PAN), la mise en place et la maintenance d’une base de données Femmes, Paix et Sécurité, le renforcement du plaidoyer en faveur de la participation des femmes aux processus de paix, ainsi que l’adoption et la vulgarisation du PAN 1325 de troisième génération, conçu sur base des leçons tirées des expériences précédentes.
Intervenant à son tour, la Ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a souligné que cette célébration « n’est ni un rituel ni une formalité ».
Elle a rappelé que la Résolution 1325 a « ouvert une brèche historique, celle de la reconnaissance du rôle central des femmes dans la prévention des conflits, la gestion des crises, la consolidation de la paix et la construction post-conflit, tout en intégrant leurs besoins spécifiques dans les processus de sécurité ».
Elle a également salué l’implication du Président de la République dans la promotion de cet agenda au plus haut niveau.
En termes de perspectives, le Gouvernement entend consolider les acquis en renforçant l’opérationnalisation du PAN 3, améliorer la coordination intersectorielle, lutter contre les violences persistantes et émergentes, y compris celles liées au numérique, et accroître la participation effective des femmes dans les mécanismes de paix, de sécurité et de réponse humanitaire. Vingt-cinq ans après son adoption, la Résolution 1325 demeure un pilier stratégique pour bâtir une paix durable et inclusive en RDC.
Olivier Masini



