En marge des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à Washington, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a obtenu des engagements stratégiques en faveur de projets structurants dans les secteurs de l’énergie et de l’eau, deux piliers de la transformation économique de la RDC.
Au cours de ses échanges avec Anna Bjerde, Directrice générale des opérations de la Banque mondiale, le Gouvernement congolais a réaffirmé sa priorité : accélérer l’accès à l’électricité pour soutenir la croissance, stimuler l’industrialisation et améliorer la compétitivité nationale. L’initiative « Mission 300 » et le projet Grand Inga ont été au cœur des discussions. Ces programmes visent à connecter des millions de ménages et d’entreprises, tout en réduisant les coûts énergétiques, un levier essentiel pour attirer les investissements privés.
Le développement du Grand Inga, en particulier, représente une opportunité majeure pour positionner la RDC comme hub énergétique régional, avec des retombées attendues en termes d’exportation d’électricité, de recettes publiques et de création d’emplois. En parallèle, les programmes d’électrification rurale pilotés notamment par l’ANSER devraient dynamiser les économies locales et soutenir les PME.
Sur le volet de l’eau potable, l’objectif d’atteindre 60 % de couverture d’ici 2035 s’inscrit dans une logique d’amélioration du capital humain et de productivité. Le Gouvernement mise sur des réformes structurelles, des partenariats public-privé et une meilleure gouvernance pour mobiliser des financements durables.
Ces engagements traduisent un renforcement du partenariat RDC–Banque mondiale et confirment la volonté de Kinshasa de faire de l’énergie et de l’eau des moteurs de croissance inclusive et durable.
Olivier Masini



