RDC: Routes de desserte agricole; où en est la promesse du Président Félix Tshisekedi en 2025 

0
656

Lors de son discours à la nation en décembre 2024, le Président Félix Tshisekedi avait promis un vaste chantier routier : la réhabilitation de 38 000 km de routes de desserte agricole et 11 423 km de routes prioritaires dans le cadre du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T). Cette annonce, saluée comme une étape clé pour booster l’agriculture et désenclaver les provinces, suscitait de grandes attentes. Mais où en est-on réellement aujourd’hui ?

Ce qui a déjà été réalisé

Selon les données du ministère des Infrastructures, environ 8 500 km de routes de desserte agricole ont été réhabilités depuis janvier 2025, soit près de 22% de l’objectif fixé. Dans plusieurs provinces comme le Kasaï-Oriental, le Haut-Katanga et la Tshopo, les brigades routières ont été effectivement déployées pour assurer un entretien régulier.

Par ailleurs, près de 3 000 km de routes nationales prioritaires ont déjà été remis en état, permettant une meilleure circulation des marchandises entre les grands centres urbains et les zones rurales. Ces avancées ont contribué à réduire les coûts de transport de certains produits agricoles de près de 15%, selon des acteurs du secteur.

Les défis qui persistent

Cependant, l’ambition reste immense. Il reste plus de 29 000 km de routes agricoles à réhabiliter d’ici la fin de l’année, un défi titanesque au vu des contraintes budgétaires et logistiques. Plusieurs chantiers lancés dans l’Équateur, la Mongala et le Sud-Kivu connaissent des retards dus au manque de matériel ou aux conditions climatiques.

Des experts en infrastructures soulignent également l’importance d’un entretien durable. Sans un financement régulier et une implication accrue des gouvernements provinciaux, les routes risquent de se dégrader rapidement après les travaux.

Une promesse à tenir

La réussite de ce programme est cruciale pour atteindre l’objectif du gouvernement : transformer l’agriculture en véritable moteur de croissance et réduire la dépendance aux importations. Si le cap est maintenu, la RDC pourrait amorcer une nouvelle dynamique de développement rural. Mais l’échéance de décembre 2025 approche, et les résultats devront être à la hauteur des promesses présidentielles. 

Olivier Masini 

Article précédentRDC: AETA alerte sur un risque de blocage des élections locales 2025 faute de financement
Article suivantRDC : Premier conseil des ministres du gouvernement Suminwa 2, Tshisekedi exige rigueur et transparence

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici