RDC-Elections de 2023 : une synergie d’ONG interpelle à la fin de la campagne électorale précoce

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Un groupe d’organisation de la société civile de la République Démocratique du Congo, déplore le lancement de la campagne électorale précoce en violation de l’article 28 de la loi N°22/0029 du 20 juin 2022 portant mesure d’application de la loi électorale. Face à ce dérapage, la synergie des organisations de la société civile dont Agir pour les élections transparentes et apaisées (AETA), le Comité National Femme et Développement, CONAFED, l’Association africaine des droits de l’Homme, (ASADHO) et la Nouvelle Société Civile Congolaise, NSCC, a au cours d’une conférence de presse tenu ce mercredi 8 novembre à l’INPESS, interpellé le Vice-Ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité et affaires coutumières de faire respecter les dispositions légales et règlementaires.

“Nous avons constaté qu’après la publication des listes définitives des candidats Présidents de la République, des députés nationaux et députés provinciaux, il s’observe une certaine effervescence dans les rues de Kinshasa, particulièrement et dans certaines agglomérations des provinces. Des affiches, banderoles, des panneaux géants affichent déjà des candidats avec des messages qui s’apparentent à une campagne électorale précoce en violation flagrante des dispositions légales et réglementaires (la loi électorale, le calendrier électoral). Des candidats envahissent les espaces publics. Certains organisent et tiennent des meetings dans les lieux ouverts au vu et au su des autorités administratives”, a déclaré Jeanne Nzuzi, Secrétaire Permanente du CNAFED.

De son côté, Jonas Tshombela  Coordonnateur National de la Nouvelle Société civile du Congo a indiqué que l’opposition et la majorité sont d’accord pour violer les lois de la République. “Nous de la société civile, ça nous inquiète que les lois soient violées à longueur de journées par des hommes et des femmes qui sont censés le faire. Mais ce qui est grave, cette campagne est accompagnée de messages de haine et continue à tolérer ça perturbe la paix et la cohésion nationale”, a-t-il poursuivi.  

Pour ce faire, les quatre organisations de la société civile demandent à la Ceni et au CSAC d’appliquer et de faire appliquer la loi relative à la campagne électorale sans discrimination aucune. Et invite la population à dire non à tout discours séparatiste incitant à la haine tribale et aux violences.

Rappelons que cette conférence de presse de la synergie intervient dans le cadre du projet d’éducation civique et électorale pour des élections démocratiques, transparentes,  apaisées et inclusives, financé par CNCD 11.11.11.

Olivier Masini 

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