Le sort de Constant Mutamba, ministre d’Etat de la justice et garde des Sceaux est connu. L’ Assemblée Nationale a autorisé le procureur général près la Cour de Cassation à l’ouverture d’une instruction judiciaire contre la ministre de la justice Constant Mutamba.
Le vote des députés à l’Assemblée Nationale a s’est passé au cours de la plénière de ce jeudi 29 mai. Constant Mutamba est soupçonné d’avoir détourné 19 millions de dollars américains sur les 39 millions de $ destinés à la construction d’une prison à Kisangani, dans la province de la Tshopo.
Il est reproché de violer la procédure de passation des marchés publics en vigueur en République Démocratique du Congo.
L’Assemblée Nationale a institué une commission spéciale pour auditionner le ministre. Après l’approbation du rapport de ladite commission chargée d’examiner le réquisitoire du procureur général près la cour de cassation, Firmin Mvonde. Le rapport a été présenté par l’honorable André Lite, rapporteur de commission, a souligné l’existence de contradictions et de zone d’ombre entravant la manifestation de la vérité sur cette affaire.
“Les faits reprochés au Ministre Mutamba sont d’une extrême gravité au regard de la Loi congolaise”, a affirmé André Lite, tout en ajoutant que l’autorisation de poursuite visait à permettre au ministre d’exercer son droit de défense.
De retour de sa tournée en provenance de la province de Tanganyika, Constant Mutamba, devant les agents et cadres de son ministère, met en cause l’initiative du procureur. Il a défié le procureur de ne pas se présenter devant ses offices parce que selon lui, ce dernier faisait déjà l’objet de l’enquête et il n’a pas qualité d’engager des poursuites.
Ses propos étaient devenus virulent sur les réseaux sociaux et invitent les internautes à commenter dans tous les sens.
En outre, le ministre d’État Constant Mutamba était visé par une interpellation parlementaire du député Willy Mushiki, qui invitait le ministre à s’expliquer devant la représentation nationale au regard des éléments de soupçon de détournement mis à sa charge.
Il reste à savoir si le ministre d’État de la justice et garde des Sceaux va démissionner pour permettre à la justice de faire son travail.
Olivier Masini



