Lors de son allocution sur l’état de la Nation ce 8 décembre 2025 devant le Congrès, le Président Félix Tshisekedi a placé l’économie congolaise au cœur de son intervention. Entre réformes structurelles, diplomatie économique et soutien au secteur privé, le chef de l’État a défendu un cap tourné vers la relance économique durable et l’attraction des investissements étrangers.
Félix Tshisekedi a souligné l’importance de l’accord économique signé récemment à Washington entre la RDC et les États-Unis. Ce partenariat, selon lui, « pose les bases d’une coopération stratégique dans les infrastructures, les minerais et l’énergie », avec à la clé des investissements étrangers directs dans les secteurs clés de l’économie congolaise.
L’objectif affiché est clair : diversifier l’économie nationale, créer des emplois et intégrer la RDC dans les chaînes de valeur mondiales. Le Président a réaffirmé que ces avancées ne se feront pas au détriment de la souveraineté nationale ni du contrôle des ressources naturelles.
Le chef de l’État a insisté également sur le rôle du secteur privé congolais dans la croissance. Il a annoncé des mesures d’encouragement à l’entrepreneuriat des jeunes, avec des incitations fiscales, l’accès au financement et l’accompagnement technique. Cette stratégie vise à stimuler l’emploi local, notamment dans l’agro-industrie, les services et les nouvelles technologies.
Les réformes économiques évoquées comprennent l’amélioration du climat des affaires, la simplification des procédures administratives, et la lutte contre la corruption, autant de conditions essentielles pour regagner la confiance des investisseurs.
Autre pilier économique du discours : le renforcement du développement territorial à travers le programme PDL-145T. Ce plan vise à équiper les 145 territoires de la RDC en infrastructures de base : routes, écoles, hôpitaux, électricité, eau potable. Le Président Tshisekedi y voit un moteur de croissance inclusive, de cohésion sociale et de réduction des inégalités régionales.
Tshisekedi s’est félicité de la résilience de l’économie congolaise, malgré un contexte international difficile. Il a mentionné la stabilité du franc congolais, l’amélioration des recettes fiscales, et la hausse des réserves de change. La gestion responsable des ressources minières, avec des efforts accrus de transparence et de traçabilité, a également été mise en avant.
De Favre



