À Lubumbashi, le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) renforce son ancrage dans le milieu académique pour transformer la recherche universitaire en moteur de développement économique. À l’Université de Lubumbashi (UNILU), une délégation conduite par le Directeur Général Adjoint, Blaise Mastaky, a pris part à une séance scientifique dédiée à la présentation de projets innovants soumis au financement du FPI.Objectif : rapprocher le monde académique du tissu productif congolais. Le recteur de l’UNILU, le professeur Gilbert Kishiba, a salué cette initiative, rappelant que « l’université est un acteur social et scientifique capable de générer des solutions innovantes ». Des projets concrets ont été remis, notamment dans la production de la bière « Kasapar », l’imprimerie et l’hydroélectricité.
Dans son intervention, le DGA du FPI a réaffirmé la mission de l’institution : réduire la dépendance économique en soutenant la production locale et la transformation industrielle. Il a encouragé les étudiants à valoriser leur créativité : « Le FPI est votre partenaire. Osez transformer votre projet en entreprise ».
Au cœur de ce partenariat, des mécanismes de financement adaptés : subventions pour la recherche appliquée et accès au crédit via le programme VIJANA, en collaboration avec le FOGEC, avec un taux préférentiel de 4 % sans garanties classiques. Un dispositif clé pour lever les obstacles financiers à l’entrepreneuriat des jeunes.La dynamique s’est poursuivie à l’Université Protestante de Lubumbashi (UPL), où l’accent a été mis sur l’innovation numérique. Des projets portés par les étudiants – poubelles intelligentes, drones de sécurité, solutions d’accès aux médicaments – illustrent le potentiel technologique local.Ce partenariat stratégique FPI–universités marque un tournant : il crée une passerelle entre savoir et production, tout en structurant une nouvelle génération d’entrepreneurs. En RDC, l’avenir industriel pourrait bien naître dans les auditoires et laboratoires universitaires.
Olivier Masini



